Les femmes sont nettement désavantagées pendant la pandémie
« Au cours des deux dernières années de pandémie, les femmes ont été particulièrement mises à rude épreuve et ont subi une forte pression », souligne Hildegard Eckert, présidente fédérale de la SkF. Ce sont surtout les femmes qui ont dû faire face à la double charge que représentent le télétravail et l’accompagnement scolaire des enfants à la maison. Aujourd’hui encore, de nombreuses femmes réduisent leur temps de travail, car elles ne peuvent pas assurer la garde de leurs enfants autrement. Des rôles traditionnels et des stéréotypes de genre que l’on croyait depuis longtemps dépassés risquent ainsi de se renforcer à nouveau en raison de la pandémie.
Elisabeth Maskos, présidente de la section locale de Schweinfurt, souligne : « Le travail des collaboratrices des centres de consultation et des structures résidentielles et ambulatoires de l’aide à la jeunesse est lui aussi négligé par les responsables politiques face aux défis particuliers posés par la pandémie. » Les collaboratrices des structures d’aide à la jeunesse ou des foyers d’accueil pour femmes ne peuvent pas travailler à distance et ne peuvent certainement pas fermer les établissements en cas de cas de Covid-19. Elles sont toujours présentes pour les enfants, les jeunes et les femmes. Pourtant, ce travail de soins rémunéré reste lui aussi largement invisible dans le cadre de la politique de lutte contre le Covid-19. Il ne bénéficie guère d’attention ni de soutien dans la perception publique et politique.
Le SkF réclame la reconnaissance des prestations liées aux tâches domestiques et à la prise en charge des enfants, tant dans la sphère privée que professionnelle. Ce n’est qu’en parvenant à répartir équitablement entre les deux partenaires les tâches ménagères et la garde des enfants, et en valorisant ces tâches au même titre que la production de biens, qu’il y aura une réelle chance d’instaurer l’égalité entre les sexes.
Interlocutrice :
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